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ACTIVITÉS 2016

Rédaction d’un catalogue raisonné de l’œuvre peint d’Oskar Kokoschka
Conseil scientifique : Walter Feilchenfeldt
Base de données sponsorisée par l’entreprise Eurospider de Zurich
Eurospider 

Conférence dans le cadre de l’Université du 3e âges
8 janvier 2016, 14 à 16h
Régine Bonnefoit, Kokoschka et la Suisse
Université de Neuchâtel, Salle RNO2
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Du 20 octobre 2015 au 7 février 2016
Exposition Oskar Kokoschka et Alma Mahler – une liaison amoureuse dramatique
Musée Jenisch Vevey

Le 12 avril 1912, Kokoschka fait la connaissance d’Alma Mahler à Vienne. Elle vient de perdre son mari, le compositeur Gustav Mahler. Cette rencontre marque le début d’une relation amoureuse tumultueuse, qui durera à peine trois ans. L’exposition présente une multitude de dessins et de lithographies, où Kokoschka évoque souvent sous forme allégorique les aléas de leur relation. Citons notamment les illustrations du récit de Karl Kraus La muraille de Chine (1914), ainsi que les douze lithographies à la craie réalisées en 1913 pour le conte de Kokoschka, Colomb enchaîné ; la Cantate de Bach, parue en 1914, et les illustrations de son poème Allos Makar (1914). Le titre de ce poème est une anagramme des prénoms Alma et Oskar. Dans Orphée et Eurydice, un drame qu’il écrit en 1916 – 1917 et dont la première a lieu en 1921 à Francfort, il s’inspire de l’échec de leur relation. Alma y apparaît sous les traits d’Eurydice; quant à Kokoschka, il s’identifie lui-même à l’aède mythique, qui descend aux enfers pour arracher sa bien-aimée à l’emprise d’Hadès.

Pour se consoler de la perte de son grand amour, Kokoschka commande en juillet 1918 à la marionnettiste munichoise Hermine Moos une poupée à l’effigie d’Alma, grandeur nature. Même si le résultat déçoit profondément l’artiste, il n’en réalise pas moins plusieurs peintures et dessins en s’inspirant de ce modèle.
Musée Jenisch Vevey

Du 23 février au 29 mai 2016
Exposition Le voyage de Kokoschka en Afrique du Nord. Un Orient fantasmé
Musée Jenisch, Vevey

Parmi la collection de la Fondation Oskar Kokoschka figurent deux toiles peintes par l’artiste en Algérie et en Egypte : Le Marabout de Témacine (1928) et Les femmes arabes (1929). Malgré son contact direct avec les habitants, Kokoschka décrit dans ses récits de voyage un Orient davantage fantasmé que réaliste. Il imagine le personnage du Marabout comme un descendant d’Aïscha, « la dernière épouse de Mohammed, […] qui avait essayé avec ses fils d’imposer l’indépendance du peuple berbère dans un combat héroïque ». Pour peindre les portraits des femmes arabes, Kokoschka se sert de cartes postales, actuellement conservées dans son fonds manuscrit de la Zentralbibliothek de Zurich. En février 1965, l’artiste séjourne un mois au Maroc où il assiste à des spectacles de Fantasia, un terme désignant l’art équestre maghrébin qui est, depuis Delacroix, l’un des sujets de prédilection des peintres orientalistes. L’artiste profite de son voyage pour réaliser un portfolio de dix-huit lithographies, intitulé Marrakech. L’exposition au Musée Jenisch montre les dessins préparatoires de cette série représentant des marchés de chameaux, des architectures orientales et les jeux équestres susmentionnés.
Musée Jenisch Vevey

Du 14 juin 2016 au 31 janvier 2017
Exposition Dessins de jeunes filles d’Oskar Kokoschka (1908 – 1932)
Musée Jenisch Vevey

La Fondation Oskar Kokoschka conserve de nombreux dessins illustrant l’intérêt marqué du peintre, tout au long de sa vie, pour la représentation de jeunes filles. Dans ses récits consacrés à l’enseignement de Kokoschka à l’Académie des Beaux-Arts de Dresde (1919 – 1923), son élève Friedrich Karl Gotsch fait état de la prédilection de son maître pour des jeunes modèles : « On distribuait à ces jeunes êtres des foulards multicolores dans lesquels elles s’enveloppaient pour des séances de mascarade. On souhaitait qu’elles soient perpétuellement en mouvement, sans être trop frétillantes. L’objectif était d’apprendre à saisir l’essentiel. » Dans l’aquarelle Jeune fille au pagne vert de 1921, Kokoschka représente précisément le foulard dont chaque modèle s’est drapé selon l’anecdote de Gotsch. En plus des dessins appartenant à la Fondation Oskar Kokoschka, l’exposition au Musée Jenisch est complétée par la présentation de précieux dessins provenant d’une collection privée suisse dont la Jeune fille dansant à la jupesoulevée de 1908.
Musée Jenisch Vevey

ACTIVITÉS 2015

6 novembre 2014 – 1er février 2015

Exposition Oskar Kokoschka, 1915–1917 : du peintre de guerre au pacifiste
Musée Jenisch Vevey

A l’occasion du centième anniversaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale (1914), la Fondation Oskar Kokoschka documente, à la lumière d’une sélection d’œuvres, l’évolution vécue par Kokoschka entre 1915 et 1917 sous l’influence de ses expériences au front. Le 28 juillet 1914, l’Autriche-Hongrie déclare la guerre au royaume de Serbie. A l’époque, Kokoschka a vingt-huit ans. Il est donc mobilisable et s’attend tous les jours à recevoir sa feuille de route. C’est grâce aux bonnes relations qu’entretient son ami et mentor Adolf Loos avec le commandement suprême des armées, qu’il doit son admission dans le régiment de cavalerie le plus prestigieux de la double-monarchie : le 15ème régiment de dragons impérial et royal Archiduc Josef. Le 29 août 1915,  Kokoschka est gravement blessé à Vladimir-Volynski en Ukraine. Le 29 mars 1916, il postule comme peintre de guerre au Quartier de presse de guerre. Après l’entrée de l’Italie dans le conflit en mai 1915, l’armée impériale et royale livre bataille dans la vallée d’Isonzo, dans l’actuelle Slovénie, où Kokoschka est envoyé à la mi-juillet 1916. Jusqu’à la fin d’août, il dessine essentiellement à la craie noire une trentaine de feuilles représentant des mouvements de troupes, des positions d’artillerie et des villages détruits. Après avoir été blessé une seconde fois, il rallie la cause des Pacifistes et travaille à partir de 1917 à un portefeuille anti-guerre, que l’on peut interpréter comme une variante moderne des Grandes Misères de la guerre de Jacques Callot (1633) et des Desastres de la guerra de Goya (1810–1814).
Musée Jenisch Vevey

17 février – 17 mai 2015

Exposition Hommage à Olda Kokoschka
Musée Jenisch Vevey

Pour commémorer le centenaire de la naissance d’Olda Kokoschka, la Fondation Oskar Kokoschka organise une exposition en l’honneur de celle qui est à l’origine de cette institution.  Oldriska Aloisie, appelée Olda de son vivant, voit le jour à Prague le 3 février 1915. En automne 1934, elle rencontre chez ses parents l’artiste Oskar Kokoschka, qui a presque trente ans de plus qu’elle. En mars 1938, Olda termine ses études de droit couronnées par un doctorat à l’université Charles de Prague. Quelques mois avant l’« anéantissement de ce qui restait de la Tchécoslovaquie », elle parvient à obtenir deux billets d’avion pour Londres, et le 17 octobre 1938, elle part s’exiler en Angleterre avec Kokoschka pour échapper aux nazis. Le 15 mai 1941, à l’époque où la Grande-Bretagne est bombardée par la Luftwaffe, ils se marient tous deux dans un abri anti-aérien, faisant temporairement office de mairie.  En 1953, le couple s’installe à Villeneuve sur les bords du lac Léman. Huit ans après le décès de son mari en 1988, Olda crée la « Fondation à la mémoire d’Oskar Kokoschka », dont le siège se situera, à sa demande, dans la ville de Vevey, à quelques kilomètres de son domicile. Elle dote la Fondation de tous les tableaux dont elle dispose, et ne cessera d’enrichir la collection par de nouvelles acquisitions et donations jusqu’à sa mort. Elle s’éteint le 22 juin 2004 à Montreux. A l’occasion de cette exposition, la Fondation présente le Doppelbildnis von Olda  und Oskar Kokoschka, un portrait du couple peint par l’artiste en 1963, qui se trouve au Museum der Moderne Rupertinum à Salzburg, selon les volontés de la fondatrice. Cette exposition se voit complétée par une série de neuf dessins au crayon de couleur de l’époque pragoise (1934 – 1938), et par quelques aquarelles tardives, où Kokoschka a pris Olda pour sujet.
Musée Jenisch Vevey

26 mai – 4 octobre 2015

Exposition Die träumenden Knaben (Les garçons qui rêvent)
Musée Jenisch Vevey

En octobre 1907, Kokoschka réalise sa première œuvre poétique Die träumenden Knaben, (Les garçons qui rêvent), considérée comme un ouvrage phare dans la gravure livresque de style sécession, mais aussi comme l’un des fleurons de la poésie de l’expressionnisme naissant. Sur la première page du livre, figure en bonne place une dédicace à Klimt, auquel Kokoschka doit les débuts de sa carrière artistique. Le poème se compose d’une succession d’images oniriques et féériques sans relation aucune, que Kokoschka transpose dans huit lithographies couleur entre novembre 1907 et janvier 1908. Les quelque deux cent lignes de poésie sont gravées sans ponctuation, en lettres minuscules ininterrompues sur le côté droit des lithographies. Les vers sont illustrés par des êtres humains, des plantes anthropomorphes, des oiseaux exotiques, des mers et des îles, des prairies et des bateaux dans des teintes lumineuses. Les contours anguleux des personnages témoignent déjà d’une certaine distanciation par rapport au Jugendstil viennois, pour annoncer le début de l’expressionnisme. Censé devenir un recueil de contes pour enfants, cet ouvrage dû à une commande de Fritz Waerndorfer, directeur des Wiener Werkstätte (Ateliers viennois), apparaît comme un « livre d’images de la puberté » de Kokoschka, selon les termes mêmes du poète Albert Ehrenstein. Le poème évoque à la première personne l’éveil sexuel d’un jeune garçon pubère, dont les tentatives hésitantes et angoissées pour se rapprocher de l’autre sexe se défoulent dans des rêves et des métaphores.
Musée Jenisch Vevey

20 octobre – 31 janvier 2016

Exposition Oskar Kokoschka et Alma Mahler – une liaison amoureuse dramatique
Musée Jenisch Vevey

Le 12 avril 1912, Kokoschka fait la connaissance d’Alma Mahler à Vienne. Elle vient de perdre son mari, le compositeur Gustav Mahler. Cette rencontre marque le début d’une relation amoureuse tumultueuse, qui durera à peine trois ans. L’exposition présente une multitude de dessins et de lithographies, où Kokoschka évoque souvent sous forme allégorique les aléas de leur relation. Citons notamment les illustrations du récit de Karl Kraus La muraille de Chine (1914), ainsi que les douze lithographies à la craie réalisées en 1913 pour le conte de Kokoschka, Colomb enchaîné ; la Cantate de Bach, parue en 1914, et les illustrations de son poème Allos Makar (1914). Le titre de ce poème est une anagramme des prénoms Alma et Oskar. Dans Orphée et Eurydice, un drame qu’il écrit en 1916-1917 et dont la première a lieu en 1921 à Francfort, il s’inspire de l’échec de leur relation. Alma y apparaît sous les traits d’Eurydice; quant à Kokoschka, il s’identifie lui-même à l’aède mythique, qui descend aux enfers pour arracher sa bien-aimée à l’emprise d’Hadès.

Pour se consoler de la perte de son grand amour, Kokoschka commande en juillet 1918 à la marionnettiste munichoise Hermine Moos une poupée à l’effigie d’Alma, grandeur nature. Même si le résultat déçoit profondément l’artiste, il n’en réalise pas moins plusieurs peintures et dessins en s’inspirant de ce modèle.
Musée Jenisch Vevey

ACTIVITÉS 2014

1er décembre 2013 – 23 mars 2014

Exposition Natures mortes d’Oskar Kokoschka – Aquarelles et dessins au Musée Jenisch Vevey

L’exposition montre un choix des  plus belles natures mortes de la Fondation Oskar Kokoschka. Faute de modèles Kokoschka se mit à peindre lors de son exil à Londres (1938–1945), où il avait pu échapper aux Nazis, des aquarelles de fleurs. Pendant toute la période de la Deuxième Guerre mondiale il entreprit des nombreux voyages en Écosse et au Pays du Galles muni d’une trousse remplie de crayons de couleur et de carnets d’esquisses. Au bord de la mer il dessina des poissons morts et dans les champs des fruits et le butin de chasseurs.
Musée Jenisch Vevey

31 mars – 29 juin 2014

Exposition « Hommage à l’Hellade »: Vues du voyage de Kokoschka en Grèce en 1961

Entre le 1er octobre et le 24 novembre 1961, Oskar Kokoschka entreprend un voyage en Grèce, qui le conduira successivement à Athènes, Delphes, Olympie et Sparte, ainsi qu’au Cap Sounion et à Egine. Après les nombreux dessins réalisés au cours de ce périple, vingt-six lithographies à la craie, accompagnées de textes de poètes anciens seront imprimées chez Hans Christians à Hambourg en 1964. Elles représentent des vues de temples à Athènes, Delphes, Egine et Olympie, ainsi que des sculptures et des reliefs funéraires provenant du Musée national d’archéologie et du Musée de l’Acropole à Athènes. Dans son autobiographie parue en 1971, Kokoschka écrit rétrospectivement : « L’Hellade est pour nous tous une image idéale, comme le jardin d’Eden. Pourquoi ? Peut-être parce que c’est là que l’être humain a le mieux concrétisé l’humanité. »
Dans la même salle, le photographe Volker Hagendorf présente des photos de Kokoschka, prises en 1964 au cours du vernissage de l’exposition des lithographies mentionnées ci-dessus à la galerie Tangente à Fribourg-en-Brisgau.
Musée Jenisch Vevey

2 juin – 31 octobre
La Fondation Oskar Kokoschka est partenaire de l'exposition :
„Extraausgabee –!“ Die Medien und der Krieg 1914 –1918
Une exposition sur les activités du quartier de presse de guerre autrichien lors de la Première Guerre mondiale, organisée par la Chancellerie fédérale et les archives nationales de l'Autriche.
Lieu de l'exposition : Palais Porcia, Herrengasse 23, 1010 Wien
Catalogue d'exposition :  Untergang einer Welt. Der große Krieg 1914-1918 in Photographien und Texten, sous la direction de Wolfgang Maderthaner et Michael Hochedlinger, Vienne, 2013

7 juillet – 7 septembre 2014

Exposition Dessins de Kokoschka provenant de collections privées suisses

Après s’être établi en Suisse en 1953, Kokoschka rencontre des amis, des mécènes et des acheteurs, qui vont collectionner ses œuvres au fil des années. L’exposition présente des dessins de très grande qualité provenant de collections privées suisses – dont des pièces des années 1920 et 1930 –, qui n’ont encore jamais été montrés au public.
Musée Jenisch Vevey

13 septembre – 1er novembre 2014

Exposition Oskar Kokoschka dans l’objectif du photographe Erling Mandelmann

Dans le cadre du festival de photographie « Images », qui se déroule tous les deux ans à Vevey, la Fondation Oskar Kokoschka organise une exposition de photos de l’artiste avec le photographe Erling Mandelmann, né à Copenhague en 1935. Mandelmann, qui se rendra fréquemment chez Kokoschka durant des décennies, fait partie des photographes préférés de l’artiste, à en juger par la profusion des photos où apparaît Kokoschka, ainsi que par une lettre de recommandation de l’artiste adressée au peintre, critique d’art et écrivain suisse Walter Kern en 1963. Dans cette lettre, il prie Kern de bien vouloir faire paraître des photographies de Mandelmann dans la revue mensuelle suisse Das Werk : « Erling Mandelmann est un jeune photographe danois, sur lequel j’aimerais attirer votre bienveillante attention ; il serait très gratifiant de pouvoir le recommander au ‹ Werk › en joignant quelques exemples de son travail, témoins d’une technique sans faille au service d’une très vive imagination. »
Erling Mandelmann

18 septembre à 18h30 

Entretien public avec le photographe Erling Mandelmann mené par Régine Bonnefoit, conservatrice de la Fondation Oskar Kokoschka

Formé à l’Ecole de photographie de Vevey, Erling Mandelmann est un photographe qui a réalisé les portraits de plus de 500 célébrités dont Maurice Béjart, Georges Brassens, Charlie Chaplin ou encore Audrey Hepburn. L’entretien offre au public l’occasion de questionner le photographe sur son œuvre, ses rencontres et souvenirs personnels de ces personnages.

L’entretien est suivi d’un apéro.

Musée Jenisch Vevey, Espace Oskar Kokoschka

6 novembre 2014 – 2 février 2015

Exposition Oskar Kokoschka, 1915–1917 : du peintre de guerre au pacifiste

A l’occasion du centième anniversaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale (1914), la Fondation Oskar Kokoschka documente, à la lumière d’une sélection d’œuvres, l’évolution vécue par Kokoschka entre 1915 et 1917 sous l’influence de ses expériences au front. Le 28 juillet 1914, l’Autriche-Hongrie déclare la guerre au royaume de Serbie. A l’époque, Kokoschka a vingt-huit ans. Il est donc mobilisable et s’attend tous les jours à recevoir sa feuille de route. C’est grâce aux bonnes relations qu’entretient son ami et mentor Adolf Loos avec le commandement suprême des armées, qu’il doit son admission dans le régiment de cavalerie le plus prestigieux de la double-monarchie : le 15ème régiment de dragons impérial et royal Archiduc Josef. Le 29 août 1915,  Kokoschka est gravement blessé à Vladimir-Volynski en Ukraine. Le 29 mars 1916, il postule comme peintre de guerre au Quartier de presse de guerre. Après l’entrée de l’Italie dans le conflit en mai 1915, l’armée impériale et royale livre bataille dans la vallée d’Isonzo, dans l’actuelle Slovénie, où Kokoschka est envoyé à la mi-juillet 1916. Jusqu’à la fin d’août, il dessine essentiellement à la craie noire une trentaine de feuilles représentant des mouvements de troupes, des positions d’artillerie et des villages détruits. Après avoir été blessé une seconde fois, il rallie la cause des Pacifistes et travaille à partir de 1917 à un portefeuille anti-guerre, que l’on peut interpréter comme une variante moderne des Grandes Misères de la guerre de Jacques Callot (1633) et des Desastres de la guerra de Goya (1810–1814).
Musée Jenisch Vevey

Activités 2013

1 mars – 31 mai 2013

Exposition  La « Cantate de Bach » de Kokoschka en images et en musique au Musée Jenisch Vevey

Cette année la Fondation Oskar Kokoschka fête son 25ème anniversaire avec la cantate de Bach préférée de Kokoschka, O Ewigkeit, du Donnerwort (O Éternité, parole foudroyante !), que le visiteur peut découvrir sous forme de musique et d’images. Leo Kestenberg, élève de Busoni, avait joué et expliqué la cantate à l’artiste, ce que lui inspira une série d’estampes intitulée O Ewigkeit – Du Donnerwort, Cantate de Bach. Ce chef-d’œuvre de Kokoschka, édité chez Fritz Gurlitt à Berlin en 1916-1917, compte aujourd’hui parmi les points d’orgue de l’estampe expressionniste. Il est l’expression de la crise profonde de sa propre liaison amoureuse avec Alma Mahler. Dans onze lithographies, il transposa en images le texte et la musique de la cantate qui comprend un dialogue entre un ténor et un contralto, la première voix incarnant la crainte, la seconde l’espoir. L’artiste fit de cette cantate un drame autobiographique, dans lequel il exprimait ses propres angoisses et ses espoirs. Il donna des visages aux deux voix, à savoir le sien au ténor, et celui d’Alma au contralto. Sous forme de personnages isolés ou de couple, leurs silhouettes correspondent aux solos et aux duos de la musique. L’artiste souligne le caractère autobiographique de la Cantate de Bach, en entament la série avec son autoportrait [Abb. 1 : Autoportrait, Cantate de Bach, 1916, lithographie, 45,5 x 30,5 cm]. Le drame s’achève par une évocation de la Pietà, où la dépouille de l’artiste repose sur le giron de sa bien-aimée. Grâce à un dispositif sonore, le visiteur a la possibilité d’écouter la musique de la cantate de Bach en contemplant les œuvres d’art.
Musée Jenisch Vevey

4 mai – 29 septembre 2013

Exposition Oskar Kokoschka rend visite à Rolf Gérard – Des retrouvailles posthumes de deux artistesFondazione Rolf Gérard, Ascona

Les artistes Rolf Gérard et Oskar Kokoschka se sont rencontrés pour la première fois il y a septante ans à Londres. Comme Kokoschka avait, à cette époque, déjà 57 ans et une renommée d’artiste internationale, son rapport à Gérard, qui était de vingt-trois ans son cadet, ressemblait sans doute à celui existant entre un maître vénéré et un élève avide de connaissances.

Plus tard, Gérard se souvient de sa première rencontre avec Kokoschka, qu’il date des années 1943–1944 : « J’ai rencontré Oskar Kokoschka (1886-1980) durant la guerre. Il se trouvait dans la même situation que moi, c’est-à-dire sans papiers, mais avec la différence qu’il était un artiste de renommée internationale. Il m’a poussé à peindre des aquarelles sans crayons, sans dessins préparatoires. C’était un homme d’exception qui m’a énormément appris. » En 1944, Gérard a eu la chance de réaliser deux portraits de Kokoschka dans son atelier londonien situé dans Park Lane. Ces deux portraits sont présentés dans l’exposition.

Les vies de ces deux artistes, réunis à nouveau dans le cadre de cette exposition, contiennent tant de parallèles et de points similaires qu’une nouvelle rencontre s’est imposée. Grâce à leur longue vie, autant Gérard que Kokoschka ont vécu un siècle complet d’histoire de l’art ; les deux artistes possédaient le grand talent de saisir de manière pertinente les traits caractéristiques des individus dont ils faisaient le portrait ; l’un et l’autre ont beaucoup voyagé à travers le monde, ils ont obtenu la nationalité anglaise en 1947 et sont cependant venus passer leurs vieux jours en Suisse. Les deux artistes fréquentaient les cercles de personnalités célèbres et réalisèrent, parallèlement à leur peinture, des décors de théâtre et des croquis de costumes ; les deux artistes sont restés fidèles à la peinture figurative après la Seconde Guerre mondiale. Ils ont parfois rencontré les mêmes personnes, comme par exemple Max Liebermann, Wilhelm Furtwängler et Rudolf Khametovitch Noureev. A l’occasion de ces retrouvailles, les travaux de Kokoschka sont exposés avec ceux de Gérard de manière à créer un dialogue entre les deux œuvres.
Fondazione Rolf Gérard

6 juin – 1er décembre 2013

Exposition 25 ans de la Fondation Oskar Kokoschka
Chefs-d’œuvre de la Fondation Oskar Kokoschka
au Musée Jenisch Vevey
Vernissage de l'exposition: jeudi 6 juin à 18h30

En 2013, la Fondation Oskar Kokoschka fête son 25e anniversaire avec une exposition qui représente les plus beaux tableaux de ses collections. Le choix déploie une rétrospective de toutes les phases artistiques du peintre, depuis ses débuts comme étudiant à l'Ecole des Arts appliqués de Vienne en 1904 jusqu'aux dernières années de sa vie. Parmi les chefs-d'œuvre exposés se trouvent des raretés comme la Madone de Lassing (1906), son premier tableau à sujet religieux, le Paysage hongrois (1908) considéré comme son premier paysage, des tableaux peints en 1928/29 lors de son voyage en Afrique du Nord, ou encore le premier portrait de sa future épouse Olda. Celle-ci crée, en 1988, la «Fondation à la mémoire de Oskar Kokoschka». Elle fait don de tous les objets dont elle dispose et agrandit les collections jusqu'à sa mort en 2004, par de nouvelles acquisitions. Grâce à elle, la Fondation possède aujourd'hui la plus grande collection d'œuvres de Kokoschka au monde.
Depuis 25 ans, la Fondation réalise de nombreuses publications et expositions en Suisse et à l'étranger.

Musée Jenisch Vevey

26 June 2013, 11h à 12h45

Symposium: Place, Nation, and Politics in Oskar Kokoschka’s Art, Writings, and Career, 1934-1953
Amsterdam – Binnengasthuis 203
Conference_Program_2013 [pdf]

Organisé et dirigé par le Professor Keith Holz dans le cadre de la “20th International Conference of Europeanists, Annual Conference of Columbia University’s Council for European Studies (CES) University of Amsterdam, 25  – 27 juin 2013

Bernadette Reinhold, Universität für angewandte Kunst Wien, Kunstsammlung und Archiv
“You Have Been Lost for the Home Country”: Kokoschka and Austrian Cultural Policy After 1945

Agnes Tieze, Kunstforum Ostdeutsche Galerie Regensburg
Kokoschka and the Art Scene in Prague

Régine Bonnefoit, Institut d’histoire de l’art et de muséologie, Université de Neuchâtel, Fondation Oskar Kokoschka, Vevey
Oskar Kokoschka: Portraitist of the Powerful

Anna Müller-Härlin, Ph.D., Independent Scholar, Berlin, Allemagne
A European friendship: Oskar Kokoschka and his English collector Edward Beddington-Behrens

29 août 2013, 18 h 30

Visite de la Villa Dauphin à Villeneuve (résidence de l'artiste de 1953 à 1980)
avec Régine Bonnefoit
adresse: Avenue des Châtaigniers 1, Villeneuve
participation sur inscription préalable par e-mail: info@oskar-kokoschka.ch

 

12 septembre 2013, 19 h

Conférence Kokoschka et la Suisse,
par Régine Bonnefoit, Conservatrice de la Fondation Oskar Kokoschka et professeur en histoire de l’art et de muséologie à l’Université de Neuchâtel
Espace Kokoschka, Musée Jenisch Vevey
Musée Jenisch Vevey

 


1 décembre 2013 au 23 mars 2014

Natures mortes d’Oskar Kokoschka - Aquarelles et dessins

Musée Jenisch Vevey, Espace Kokoschka


L’exposition dévoile une sélection des plus belles natures mortes réunies au sein de la Fondation Oskar Kokoschka. Lors de son exil à Londres (1938-1945), où il avait pu échapper aux Nazis, Kokoschka commence à peindre des aquarelles de fleurs, faute de trouver des modèles. Pendant toute la Deuxième Guerre mondiale, il entreprend de nombreux voyages en Écosse et au Pays du Galles, muni d’une trousse remplie de crayons de couleur et de carnets d’esquisses. Au bord de la mer, il dessine des poissons et, dans les champs, des fruits ainsi que le butin de chasseurs.

Activités 2012

La Fondation Oskar Kokoschka encourage le projet de recherche sur „L’Art dégénéré“ de l’Institut d’histoire de l’art de la Freie Universität Berlin qui met en ligne une base de données fournissant entre autres des renseignements sur les œuvres d’Oskar Kokoschka saisies par les nazis dans les musées allemands en 1937.
projet de recherche sur „L’Art dégénéré“

3 décembre 2011 – 19 février 2012

Karl Friedrich Gotsch, La seconde génération expressionniste, exposition à la Galerie Artvera’s à Genève. Le catalogue de l’exposition contient un article de la conservatrice de la Fondation Oskar Kokoschka : Régine Bonnefoit, « Friedrich Karl Gotsch – ‹ Aucun vent ne souffle dans nos voiles › », in: Karl Friedrich Gotsch, La seconde génération expressionniste / The second expressionist generation, sous la direction de Sofia Komarova, Milan, 2011, p. 196–201.
Galerie Artvera's à Genève

13 mars – 10 juin 2012
Der Sturm. Zentrum der Avantgarde, exposition au Musée Von der Heydt à Wuppertal. Le catalogue de l’exposition contient un article de la conservatrice de la Fondation Oskar Kokoschka : Régine Bonnefoit, « Kokoschkas Sturm-Jahre (1910–1916) – Vom Wiener ‹Oberwildling› zur Berliner ‹ Primadonna ›, in: Der Sturm, sous la direction d'Andrea von Hülsen-Esch et Gerhard Finckh, éd. par le Von der Heydt Museum Wuppertal, vol.: Aufsätze, Bönen, 2012, p. 269-284.
Musée Von der Heydt à Wuppertal

23 juin  2012
Inauguration de la nouvelle ‹ Salle Kokoschka › au Musée Jenisch Vevey

23 juin – 28 octobre 2012
Exposition Chef-d’œuvre de la Fondation Oskar Kokoschka au Musée Jenisch Vevey
Musée Jenisch Vevey

3 novembre 2012 – 2 février 2013

Exposition Le regard d’Oskar Kokoschka sur l’Antiquité au Musée Jenisch Vevey :

Tout au long de sa vie, la création artistique et littéraire de Kokoschka témoigne d’une prise en compte intense de l’Antiquité. Sa première pièce de théâtre Assassins, espoir des femmes (1909) empreinte des motifs à L’Orestie d’Eschyle et au drame Penthésilée de Kleist. Pendant son exil en Angleterre (1938–1945) et après la Seconde Guerre mondiale, sa passion pour l’Antiquité s’intensifie. Entre 1961 et 1972 naissent cinq cycles graphiques qui traitent de l’art et de la littérature grecs: Hommage à la Grèce avec des vues de Delphes, de l’Acropole d’Athènes, d’Egine et d’Olympie, les illustrations de L’Odyssée, les gravures à la pointe sèche des Grenouilles d’Aristophane, Penthésilée selon la tragédie de Kleist et Les Troyennes d’après Euripide.

En 1929, Kokoschka entreprend un premier voyage en Grèce et en Méditerranée. Entre 1956 et 1973, suivent huit voyages dans les plus importants centres du monde antique : en Grèce, dans le sud de l’Italie, en Afrique du Nord ainsi qu’en Asie mineure. L’artiste s’instruit en visitant des musées archéologiques et les plus célèbres collections d’Antiquités comme celle de la Glyptothèque de Munich, du Louvre, du British Museum et du Musée des Beaux-Arts de Boston. Durant ses voyages et ses visites de musées, l’artiste remplit vingt-trois carnets d’esquisses de dessins, exécutés aux crayons de couleur, d’après des monuments antiques. Après son installation définitive à Villeneuve en 1953, l’artiste acquiert pour sa collection des pièces majeures de l’art antique (vases, fragments de statues en marbre, monnaies) dont quelques-unes parmi les plus intéressantes sont intégrées dans l’exposition. De nombreux objets lui ont servi de ‹modèles›. On les retrouve dans ses peintures à l’huile, ses aquarelles, ses dessins et ses lithographies.
Musée Jenisch Vevey

ACTIVITES 2011

4 septembre 2011

Dernière visite guidée par Régine Bonnefoit de l’exposition Oskar Kokoschka – Cabinet de curiosités au Musée des Beaux-Arts de La Chaux-de-Fonds

28 juillet 2011

Visite guidée par Régine Bonnefoit de l’exposition Oskar Kokoschka – Cabinet de curiosités au Musée des Beaux-Arts de La Chaux-de-Fonds pour les Amis du Musée Jenisch

7 juillet 2011

Conférence « L’univers musical de Kokoschka » par Régine Bonnefoit au Musée des Beaux-Arts de La Chaux-de-Fonds

27 mai 2011

Visite guidée par Régine Bonnefoit de l’exposition Oskar Kokoschka – Cabinet de curiosités au Musée des Beaux-Arts de La Chaux-de-Fonds pour les étudiants de l’Institut d’histoire de l’art et de muséologie de l’Université de Neuchâtel

15 mai 2011

Visite guidée par Régine Bonnefoit de l’exposition Oskar Kokoschka – Cabinet de curiosités au Musée des Beaux-Arts de La Chaux-de-Fonds

14 mai 2011

Inauguration de l’exposition Oskar Kokoschka – Cabinet de curiosités au Musée des Beaux-Arts de La Chaux-de-Fonds

9 avril 2011

Parution de l’article «Was ich nur erträumen, malen und dichten kann» - Oskar Kokoschka und die Schweiz – oder: Die Schweiz und Kokoschka? par Régine Bonnefoit dans la Neue Zürcher Zeitung, n° 84, p. 67

26 mars 2011

Musée Martin-von-Wagner à Würzburg: Dans le cadre du 31e Congrès des historiens de l’art allemands, Régine Bonnefoit a donné une conférence sur un dessin aux crayons de couleur que Kokoschka a exécuté au Musée de Delphes d’après la frise sud du Trésor des Siphniens. En 1962, Kokoschka a offert le dessin à l’archéologue Erika Simon qui était présente lors de la conférence et qui a relaté par la suite ses souvenirs de l’artiste. Afin d’expliquer aux auditeurs les traits caractéristiques de son style de dessin, Madame Bonnefoit leur a montré quelques crayons de couleur conservés à la Fondation Oskar Kokoschka. L’artiste a toujours taillé ses crayons de couleur avec un couteau pour que leur mine ait des surfaces plates et des arêtes aiguës. En dessinant, Kokoschka tournait les crayons sur la surface du papier pour varier l’épaisseur du trait à sa guise.